Le mois de juillet de chaque année est dédié à la lutte contre la traite des êtres humains à travers le monde. S’inscrivant dans cette dynamique, le gouvernement guinéen à travers le Ministère de la promotion féminine de l’enfance et des personnes vulnérables et ses partenaires ont animé une conférence ce mercredi, 30 juillet 2025, pour parler des enjeux et des actions menées sur le terrain depuis plusieurs dans le cadre de la lutte contre ce fléau. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains, célébrée le 30 juillet de chaque année.

Dans son intervention, le président du comité national de lutte contre la traite des êtres humains et des pratiques assimilées, Aboubacar Sidiki Camara, a indiqué que la rencontre qui a réuni les représentants des structures impliquées révèle l’importance que le gouvernement guinéen accorde au combat contre la traite des êtres humains. Une phénomène qui ne cesse de prendre l’ampleur en Guinée. Ainsi, il a réaffirmé l’engagement politique du gouvernement à œuvrer pour le renforcement de la lutte contre la traite des êtres humains et des pratiques assimilées à travers le renforcement du cadre juridique.
«C’est une occasion, c’est un rituel, mais une fois par an qu’on ait cette rencontre avec la presse. Cette rencontre avec les ONG et les hommes de médias pour dire que le gouvernement fait de la lutte contre la traite des personnes sa priorité. Et cette priorité, elle s’illustre à travers les engagements politiques. Les engagements politiques très forts, à travers le renforcement du cadre juridique. L’élément le plus important dans le cadre du renforcement du cadre juridique, c’est la loi spéciale qui a été adoptée par le CNT en 2023 et qui a été promulguée par M. le Président de la République en 2024. Et ça, c’est un signal fort que nous avons envoyé aux partenaires techniques et financiers pour dire que non seulement nous prenons des engagements, mais nous contribuons aussi à mettre en oeuvre, à donner forme et un contenu à ces engagements», souligne t-il
Aboubacar Sidiki Camara a ensuite souligné que cette conférence de presse est une occasion de mettre l’accent sur les efforts qui sont fournis. «Ces efforts, nous allons les présenter et dire aussi qu’il y a des défis qui nous interpellent. Nous sommes confrontés à des défis sur l’ensemble des axes de lutte contre la traite des personnes. Lorsque nous prenons l’axe dédié à la protection des victimes, le plus souvent, c’est au niveau de ce taxe, nous avons souvent des difficultés parce qu’il faut répondre aux besoins des victimes. La traite des personnes est une réalité en Guinée en se fondant sur l’ensemble des statistiques que nous avons pu collecter. de 2024 à 2025. Et ces statistiques, nous les avons collectées à travers les acteurs de terrain, les services dédiés à la lutte contre la traite des personnes, des services créés par le gouvernement, notamment l’Office de protection du genre de l’enfant et des mœurs, le Service central de protection des personnes vulnérables, mais aussi les acteurs judiciaires.», a indiqué le président du comité national de lutte contre la traite des êtres humains et des pratiques assimilées.

Au nom du représentant du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée, Mme David Kossiwa Didi, a salué la mobilisation des autorités guinéennes dans cette lutte cruciale et salue surtout l’engagement du président du Comité. Soulignant que pour la HCNU, l’approche fondée sur les droits humains reste essentielle pour assurer la prévention durable de la traite, la protection des victimes, mais surtout la répression au niveau des présumés auteur de ces crimes. Elle a ensuite réitéré l’engagement indéfectible de son institution à accompagner les efforts du gouvernement à travers le comité de lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées en Guinée.
Par ailleurs, Madame David Kossiwa Didi a fait savoir que dans la prévention de ce fléau, la protection des victimes et surtout la poursuite des auteurs de ces graves violations des droits humains, le Haut commissariat des droits de l’homme interviendra cette année sur trois axes a savoir: le renforcement du cadre légal et institutionnel au comité de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées, la coordination et la gouvernance et le renforcement de capacité et l’accompagnement institutionnel.

F. C