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Projet Planet Gold en Guinée : le Comité de pilotage tient sa première réunion de l’exercice 2024

A une année du lancement du projet Planet Gold en Guinée, le Comité de pilotage a ténu sa première réunion annuelle pour l’exercice 2024 ce jeudi, 25 avril 2024 dans un réceptif hôtelier de la place. C’est le secrétaire général du ministère de l’environnement des eaux et forêts et de l’économie durable qui a ouvert les travaux de cette rencontre qui a regroupé des acteurs impliqués dans la mise en œuvre de ce projet, des partenaires techniques et financiers et les représentants des départements sectoriels. Dans le cadre de ce projet, la Guinée s’est engagé à réduire la quantité de mercure dans l’activité d’orpaillage sur son territoire.

 

 

 

 

Selon Ibrahima Sory Sylla, Coordinateur national du projet Planet Gold Guinée, cette 1ère réunion du Comité de pilotage a pour objectif de faire le bilan des activités de l’année 2023, évaluer ce qui a été fait sur le terrain depuis le lancement du projet et s’il y a eu des manquements de faire des formuler des recommandations.

« Vous savez le comité de pilotage a le rôle de coordination suivi et évaluation mais aussi de proposition des solutions idoines pour la mise en œuvre des activités. Donc on va essayer de faire ensemble le bilan des activités de 2023. Vous n’êtes pas sans savoir que c’est en avril 2023 qu’on a lancé le projet, ça nous fait juste une année et on va ensemble essayer d’évaluer ce qui a été fait sur le terrain et s’il y a eu des manquements on va faire des recommandations fortes », indique t-il avant de mettre un accent sur les activités réalisées au cours de cette première année du projet.

« De façon globale si nous prenons la composante formalisation on a fait deux missions de cadrage sur le terrain. Au niveau de l’accès à la technologie propre il y a eu l’inventaire de la quantité de mercure qui circule dans la zone de Gaoual. D’après nos constats sur le terrain il y a le danger puisque le mercure continue toujours à circuler, la biodiversitaire ici que ça soit animal ou végétal est menacé, les ressources en eau sont menacées par la mauvaise pratique sur le terrain. On a aussi constaté ici l’arrêt des activités surtout au niveau de l’orpaillage semi-mécanisé. Mais entre temps il y a des clandestins qui continuent et aussi des orpailleurs qui utilisent les petits outils rudimentaires qui continuent leurs activités qui n’obéit pas aux bonnes pratiques. C’est-à-dire qui ne tiennent pas compte de l’environnement social, la sécurité et la santé aussi », souligne Ibrahima Sory Sylla.

Le Coordinateur national du projet Planet Gold Guinée a indiqué que ce projet contribuera également à faciliter l’accès des orpailleurs au financement et des technologies propres. Ceci dit-il pour réduire l’utilisation du mercure dans les activités de l’orpaillage en Guinée.

« Comme vous le savez ce projet a quatre composantes il y a la question de formalisation qui parlera de tout ce qui est réglementation pour que nous rentrons ici dans les bonnes pratiques. Nous avons la composante 2 qui est l’accès aux technologies propres on va les proposer des technologies qui leur permettra de ici de faire leurs activités sans l’utilisation du mercure ou réduire la quantité de mercure sur le terrain. Et en plus, nous avons organisé des groupements l’orpailleur il y aura l’accès au financement. L’accès au financement leur permettra d’évoluer de façon très dans ce qu’ils font mais dans la bonne pratique », a mentionné Ibrahima Sory Sylla.

Pour sa part, Bangaly Dioumessy secrétaire exécutif du conseil national de gestion des produits chimiques, point focal de la convention de Minamata sur le mercure a fait savoir que ce projet est un outil de relance de l’exploitation semi mécanisé suspendu par les autorités de la transition. Selon lui, les recommandations issues de cette réunion permettront aux Ministres sectoriels et même au Président de la transition de prendre une décision.

« Quand le régime a changé le CNRD ayant remarqué que le constat était alarmant a purement et simplement suspendu les activités. Donc ce projet devient un outil de relance mais pour relancer nous avons besoin de préparer des textes réglementaires, nous avons besoin de faire soutenir nos missions par des recommandations fortes et puis ces documents vont être soumis à un atelier régional prévu à Kankan pour écouter les parties prenantes. Et finalement cet outil servira d’aide à la décision non seulement pour les ministres sectoriels et même pour le Président de la République », a-t-il indiqué.

 

Facinet Camara.

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