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lundi, mai 20, 2024

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Voici une méthode pour éradiquer définitivement la corruption et les infractions assimilées en Guinée (suite et fin)

Après le reportage de Bineta Diagne sur RFI, avant-hier matin, au sujet de la SPACIA (Côte d’Ivoire), j’ai reçu le coup de fil d’un ami qui m’a suggéré de poursuivre cette dernière, au motif qu’elle a copié la DNRCIA qui fait partie de mon modèle de lutte contre la corruption en Guinée.
Je lui ai répondu en ces termes :
1/ C’est effectivement une copie de mon modèle, même les trois dernières lettres (CIA) n’ont pas été épargnées. On m’avait signalé cela l’an dernier.
2/ Ce n’est pas l’idée qu’on protège. C’est la façon de mettre en œuvre l’idée qui se protège. Sur ce dernier point, je ne me permettrai jamais de protéger mes procédés contre la corruption.
3/ Les responsables de la SPACIA qui se sont inspirés de ma DNRCIA peuvent donc profiter de mes idées anti-corruption. En prime, voici un rapide résumé additionnel (de ma DNRCIA) qui pourra être exploité au profit de tous. C’est l’Afrique qui gagne :
La DNRCIA est une institution qui tend l’oreille, écoute les plaintes et les dénonciations, va sur le terrain…, revient avec des dossiers qu’elle oriente, en fonction des taux de ressort, vers la CRIEF et les cours et tribunaux.

Je suggère qu’un responsable anti-corruption, issu de la DNRCIA, soit nommé dans chacune de nos administrations publiques en Guinée. Et, des éléments (de la DNRCIA), postés à l’entrée de chaque administration publique, informeront les usagers qu’ils n’ont pas à donner de l’argent aux agents publics : ceux qui, parmi les usagers, enfreindront à cette règle feront l’objet d’une plainte pour corruption d’agent public et poursuivis devant les tribunaux.

Pour une meilleure efficacité, il faudra lancer la DNRCIA en même temps qu’un outil global de lutte contre la pauvreté (s’il plait à Dieu, je présenterai mon outil global de lutte, avec obligation de résultat, contre la pauvreté en Guinée).
Du reste, la DNRCIA, chaînon manquant dans notre arsenal répressif anti-corruption, sera une Autorité administrative indépendante (AAI) qui aura une compétence partagée avec nos Cours et Tribunaux. Je m’arrête ici un instant pour rappeler que j’avais suggéré à notre pays l’idée de l’AAI, par mail adressé à l’Ambassade de Guinée à Paris le 24 mars 2021. J’avais été entendu. Car, suite à cela, l’ancien ministre de la fonction publique avait été chargé de présenter un projet de loi relatif aux AAI (voir compte rendu du conseil des ministres du 20 mai 2021). C’est ce 13 mars 2023 que le CNT a matérialisé l’AAI en adoptant la loi portant Statut Général des AAI.

Quant à la CRIEF, elle aura pour vocation de réprimer la grande corruption (notamment les crimes économiques et financiers les plus importants, avec un taux de ressort supérieur ou égal à 1 milliard GNF).
Dès lors, notre pays aura un dispositif anti-corruption complet, efficace, lourdement répressif et dissuasif au maximum.
On doit être déterminés à agir contre la pauvreté et à traquer la corruption, les détournements et tous les crimes économiques qui étouffent notre pays en freinant son développement.

Ibrahima Bah, écrivain, docteur en sciences économiques, candidat à l’élection présidentielle 2024 en Guinée, Respect des deniers publics et du citoyen rdpcguinee@gmail.com

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